lundi 14 août 2017

La croissance de l’apprenant à travers la lecture des romans :

1 - favoriser l’enrichissement du vocabulaire :

Sans aucun doute, le bienfait étroitement lié à la lecture en générale est d’augmenter son vocabulaire, mais en lisant une œuvre on découvre des nouveaux mots qu’on peut employer quotidiennement dans un contexte réel, tout comme l’emploi de ces mots dans l’œuvre elle-même car dans la plupart des cas elle est inspirée de la réalité.

La diversification des sujets abordés promeut chez l’apprenant la capacité de communiquer l’importe quelle idée avec les autres, on peut dire que l’enrichissement de son vocabulaire peut efficacement faire avancer la compétence narrative. Grace à la présence massive de la description, et au vocabulaire technique qui est relatif au fonctionnement de la vie quotidienne, les enseignants peuvent conduire des activités de base sur la polysémie, l’antonymie, la synonymie, les figures de styles, et les familles des mots, car généralement on apprend ces notions à partir des mots déjà connus par les apprenants, on peut donc grâce au romans viser l’acquisition des connaissances lexicales qui permettent la maîtrise du vocabulaire familier et puis encore les capacités de production.

2 - Améliorer la mémoire :

Pour bien raconter une histoire, l’apprenant doit se rappeler d’une multitude d’informations, sur les personnages et leurs caractères, sur leurs descriptions et leurs actions principales et secondaires, tout ça représente une masse d’informations à retenir, qui nécessite un retour détaillé à la mémoire.

En effet le roman  instruit et présente des connaissances sur pleins de sujets différents, qui vont sans doute augmenter les capacités de rétention de mémoire, car la proximité des textes réalistes avec la réalité des lecteurs leurs offre la possibilité de revoir sa mémoire à plusieurs reprises durant sa vie, cela permet à l’apprenant de penser à chaque fois ce qu’il vient de lire et d’exercer régulièrement sons sens critique sur les événements qui ont eu lieu dans son passé ou son présent, ou même sur les événement qui peuvent être arrivés aux autres personnes qui l’entoure, il peut également expliquer ce qu’il vient de lire, chose qui va l’aider à rafraîchir sa mémoire.

Plusieurs recherches sur ce domaine ont confirmé que la mémoire est sélective, car elle retient plus facilement les mots dont l’on a besoins dans notre vie quotidienne, notre mémoire peut donc efficacement retenir le vocabulaire réaliste d'un roman car il s’agit d’un vocabulaire qu’on a besoin de l’utiliser chaque jour dans notre vie, il est donc indispensable pour vivre avec soi et avec les autres.

3 - Développements des compétences d’analyses :

Comme déjà signalé, les écrivains des romans font preuve d’un incroyable talent en ce qui concerne l’analyse rigoureuse des faits, car ils portent dans leurs écrits un grand désir de montrer aux lecteurs des situations très concrètes fondées sur des observations rationnelles et très précis est exécutées après une bonne documentation et une prise de notes, cette capacité d’analyse des détails de la réalités est également bénéfique et elle peut être transmit à l’apprenant, qui lui permet de raconter des histoires avec des descriptions des personnages bien développée et avec un intrigue fluide.

C’est en analysant la vie, que les écrivains des romans abordent dans leurs écrits des sujets sur le malheur des peuples, sur l’abondant des valeurs, le racisme…etc. il faut donc discerner les différentes parties des sujets décrits.

4-  Le style de rédaction :

La lecture des romans  va peut-être avoir un effet sur le style de rédaction de l’apprenant, car observer les styles des écrivains  aide l’apprenant à déterminer les éléments de base d’une rédaction qui sont les registres de langue, les procédés littéraires et les figures de styles.

Le projet réaliste des écrivains les obligent à mêler les registres de langue, et n’excluent aucun registre, car d’ailleurs ils n’excluent aucune description d’aucune société et d’aucun personnage et d’aucun événement, sans oublier que le développement de la science à influencer sur les écrits réalistes, et il a créé un lexique spécifique, les écrit réalistes rendent compte des changements dans les différents domaines, et l’écrivain des romans et un bon conservatoire de la réalité, il prend donc en considération dans ses écrits tous les aspects.

« La langue du roman gagne alors en rigueur et en scientificité….le raisonnement est volontiers inductif, l’écriture recherche des lois générales, le narrateur maîtrise les savoirs…en un mot il ne s’agit pas seulement de raconter, il faut analyser. » 
Pour effectuer un travail professionnel, le narrateur doit maîtriser plusieurs savoirs et plusieurs capacités, car copier la nature nécessite l’introduction de plusieurs compétences, dont la compétence d’analyse.

5 - L’acquisition des notions de base de la narration :

Sur le plan de la structure de texte (schéma narratif et actanciel), l’enseignant doit analyser les textes supports avec ses apprenants, ensemble ils vont déduire les étapes de la narration des textes et la formulation de chaque schéma, cette étape est très importante pour acquérir la compétence narrative, car sans méthodologie et sans structure on ne peut jamais avancer, l’importance de l’étude des schéma narratifs et actanciels est de maintenir du texte et assurer un bon enchaînement entre les événements racontés, à la fin l’apprenant peut raconter son histoire en respectant la succession logique de ses événements, en s’inspirant de la cohérence et la cohésion des textes réalistes, le travail consiste alors de travailler sur la narratologie des écrivains réalistes.



Le roman réaliste et la classe de français langue étrangère :

Nous constatons que la langue des écrivains réalistes est très riche, on observe la présence des deux formes du discours direct et indirect, qui donne une opportunité aux apprenants d’apprendre beaucoup de choses importantes concernant la langue française, l’emploi du projet réaliste oblige les écrivains à utiliser un vocabulaire très riche et un style particulier, qui se manifeste par la présence discrète du narrateur qui raconte son histoire en toute objectivité, en employant généralement la troisième personne, le texte narré à l’imparfait, au conditionnel, plus que parfait et au passé simple etc… et en présentant les pensées et les paroles des personnages d’une façon significative.

Les apprenants rencontrent dans les romans réalistes des comportements sociaux qui se trouvent d’une façon ou d’une autre dans leurs propre vie, ils vont ainsi éviter de se heurter dans de nombreuses difficultés et lacunes, ils peuvent facilement reconnaître le stéréotype des personnages, ils peuvent aussi identifier les mots et leurs représentation. Il est donc essentiel et primordial que les concepteurs des programmes et les enseignants soient conscients de ces concepts qui doivent être également pris en considération dans la didactique de la compétence narrative en classe de FLE, nous constatons que les enseignants devrons exploiter ce grand rapport dynamique qui existe entre l’enseignement/ apprentissage de la compétence narrative et le roman réaliste, notre but majeur est d’aider les apprenants à produire et raconter l’importe quel fait ou événement de réel à travers la langue cible, et de les orienter vers la meilleure façon de peindre leurs vie avec une esthétique perfectionnée et un bon agencement des faits, car nous estimons que les écrits réalistes ont une expression, un écriture épurée et des techniques d’expression qui peuvent améliorer les compétences des apprenants.

Le roman réaliste peut améliorer la compétence narrative chez les apprenants de FLE:

Dans un premier temps nous devons parler de la lecture car elle est la base de notre travail, la lecture n’est pas seulement un simple décodage d’un code écrit, elle est aussi un travail de compréhension des mots qui entre en jeu, une bonne lecture sans compréhension et sans donner sens au contenus abordés ne peut pas aider les apprenants qui sont en difficultés dans la narration, les spécialistes ont placés la compréhension au sommet des étapes de la lecture, si la lecture est l’étape inférieure, la compréhension est l’étape supérieure. 

Nous avons opté pour le roman réaliste car son registre exprime la volonté d’être au plus près de la réalité des lecteurs, la représentation du monde réel peut mobiliser l’ensemble des connaissances des apprenants, en lisant des textes réalistes ils peuvent identifier les mots rapidement et efficacement, et associer les textes lus à une signification, ce travail peut être facile car l’apprenant est en contact avec un texte qui relate des histoires et des événements qui sont proche lui, il peut donc à la fin reproduire et raconter ses histoires de cette façon, si le monde décrit dans le texte support est proche de la réalité de l’apprenant, l’enseignant peut l’inciter à parler beaucoup et à résumer l’histoire avec son propre style et il peut ensuite l’encourager à raconter oralement ou dans un écrit sa propre histoire, ces étapes font la base de notre travail, lire un texte réaliste puis entamer le travail de la compréhension où l’enseignant va ouvrir un débat avec les apprenants, il les questionne et les incite à réagir, ensuite c’est le travail de reproduction des faits de l’histoire et enfin la production personnelle orale ou écrite sur tel ou tel sujet.

Nous considérons que cette exploitation du roman réaliste en classe de FLE, peut être bénéfique sur plusieurs aspects, et ces aspects sont des notions clés pour le perfectionnement de la compétence narrative.

vendredi 11 août 2017

Qu'est ce que la compétence narrative :

Avant d’aborder l’étude du développement des compétences narratives en classe de FLE dans nos prochaines publications sur notre site lettres et langue française - apprendre et enseigner le français, nous avons jugé important de définir ce que le terme « narration » veut dire, nous allons travailler sur ses notions préliminaires, sur les mécanismes qui régissent cette narration, ainsi que ses approches d’analyses.

Définition de la narration :

La narration est l’exposition détaillée des faits, et la manière dont ces faits sont détaillés, en autre terme c’est le savoir parlé et le savoir raconter, qui implique une hiérarchie et une structure particulière, c’est-à-dire raconter des faits en respectant l’organisation des parties de l’histoire en ce qui concerne la temporalité et la causalité, la production finale doit être compréhensible et cohérente avec une bonne maîtrise de la langue.

Le narrateur :

Le narrateur est la personne qui raconte l’histoire, sa présence est indispensable en fonction de sa position dans son travail, il peut être présent comme un personnage principal ou secondaire dans son histoire, et il peut être absent, s’attachant simplement à donner des commentaires sur les faits ou lancer des jugements sur ses personnages, le narrateur est donc un simple observateur, mais il ne faut pas confondre entre un narrateur et un auteur :
« Le narrateur contrairement à l’auteur, n’est pas une personne réelle, il est seulement une fonction, celle de raconter, le plus souvent dans des ouvrages classiques, c’est l’auteur qui écrit l’ouvrage et aussi celui qu’en assumé la narration, mais ce n’est pas toujours le cas, car on peut trouver l’auteur et le narrateur sont différents, l’auteur a confié la narration à son personnage devient ensuite le narrateur »
Selon l’encarta le narrateur c’est le personnage qui expose les faits, qui participe d’une part ou d’une autre dans son histoire, donc c’est un personnage inventé par l’auteur pour remplir un rôle, Au contraire, l’auteur est la personne réelle qui existe.

Le récit :

« Lorsque cet inconvénient est à craindre, il est bon de cacher l'événement à la vue et de le faire savoir par un récit qui frappe moins que le spectacle, et nous impose plus aisément"
Le récit est avant tout une narration, dont le narrateur rapporte des événements généralement du passé, ces événements peuvent inspirés de la réalité ou de la fiction et l’imaginaire, le récit doit suivre une méthodologie et une structure sous forme d’un grand schéma appelé le schéma narratif ou bien schéma actanciel.

La structure du récit :

La structure narrative est toujours la même, pour raconter une histoire il faut suivre des étapes bien précis, peu importe le sujet, le récit doit être constitué d’action organisés et enchaînés, le temps, les lieux, les actions, et les personnages devrons être formés en unité, le narrateur doit donc respecter la succession logique des événements de son histoire à l’aide d’un schéma narratif ou le schéma actanciel, et voici la formulation de chaque schéma :

Le schéma narratif :

Généralement le schéma narratif est constitué de cinq éléments essentiels qui sont :

- Situation initiale : 

au début de chaque récit, la situation initiale permet de présenter aux lecteurs le cadre spatio-temporel, la description des personnages principaux et secondaires, et quelques informations qui ne sont importantes.

- Élément perturbateur : 

c’est l’acte ou l’action qui modifie la situation initiale, l’apparition de cet élément doit sans doute déclencher les événements de l’histoire et perturber le calme de la situation initiale, chose qui oblige les personnages changer leurs comportements et leurs réactions.

- Le nœud : 

Dans cette étape on retrouve tous les réactions et les actions des personnages après le déclenchement des événements, un long chemin, avec des grands changements jusqu’à ce qu’on trouve une solution.

- Le dénouement : 

C’est l’action qui permet le retour à l’état stable de la situation initiale, dans cette étape les personnages ou l’un d’entre eux vont récupérer l’équilibre.

- La situation finale : 

C’est la conséquence de toutes les actions des personnages, dans cette étape nomme ainsi l'état dans lequel se trouvent les personnages à la fin de événements, on peut dire que la situation finale est un nouvel équilibre dans l’histoire.

Le schéma actanciel :

Les relations qu’entretiennent les personnages en relation avec leurs rôles et leurs fonctions, s’inscrivent dans un schéma dit actanciel, les actants sont situés par Greimas sur trois axes qui les relient de manière significative :

- le sujet et l'objet : 

c’est l’axe principal, relation du désir et du vouloir, entre le sujet et l’objet.

- le destinateur et le destinataire : 

c’est le destinateur qui fait agir le sujet, généralement il lui confier une mission, le destinataire est celui qui bénéficie de l’action du sujet.

- les adjuvants et les opposants :

le sujet est souvent confronté à un opposant qui l’empêche d’agir et aidé par des adjuvants qui lui permettent de surmonter les épreuves auxquelles il se trouve confronté.

Le cadre spatio-temporel :

Le cadre spatio-temporel a un rôle important dans une narration, c’est élément de base qui régisse la structure de texte narratif, car il permet aux lecteurs le cadre générale de l’action, - le cadre spatial nous donne des informations concernant les lieux ou les personnages de l’histoire qui son rapporté par le narrateur,
« La notion d’espace nous invite à réfléchir au contexte spécial l’histoire racontée se déplie, ou au contexte spatial né du cadre initial et suscité par les événements narratifs. En effet l’espace est à la fois indication d’un lieu et création narrative le déroulement lui même faire surgir, du décor qu’il a planté, de nouveaux espaces signifiants »
La narration peut se dérouler dans un espace restreint ou dans un espace large selon la vision adoptée.
- le cadre temporel nous donne des informations le temps dans lequel l’action se déroule, une chronologie qui harmonise l’histoire durant le développement des événements, « au sein du récit, toute histoire est forcément située temporellement par rapport au moment supposé de la narration… »
L’auteur peut manipuler l’ordre dans lesquels les événements de l’histoire se sont produits.


 
Introduction :
Afin d’analyser la place du roman réaliste à l’école dans la prochaine publication sur notre site "lettres et langue française" nous allons dans un premier temps nous intéresser au roman réaliste, et s’interroger sur ses contenus, ses fondements et ses caractéristiques, Pour cela, nous allons définir les notions du roman réaliste et de la lecture pour comprendre quelle place peut prendre ce genre littéraire à l’école et quels sont ses intérêts pédagogiques.

Qu’est-ce que le roman réaliste ?

Le roman réaliste peut être défini comme la volonté de peindre le réel dans une oeuvre littéraire.
« Le romancier va créer des situations pour lesquelles il n’y a pas nécessairement de modèles dans la réalité. C’est-à-dire qu’il va travailler sur le vraisemblable, c’est ce qui pourrait ou qui aurait pu arriver. »
L’écrivain réaliste donne sa plus grande importance, à la qualité de la description, ainsi que l’exactitude ou la vérité des faits, il doit fidèlement et après une observation rigoureuse, peindre un personnage ou un lieu, ou une représentation. Une oeuvre réaliste doit être réalisée objectivement, et précisément sans idéalisation.
Par la chronologie, le réalisme il s’inscrit entre le Romantisme et le Symbolisme (fin XIXe) et s’oppose au second, il désigne les écrivains ayant produit entre les années 1845 et 1870, plusieurs écrivains se sont déclarés réaliste, dont Balzac, Flaubert, Stendhal, la majorité des œuvres de ces écrivains ont toutes les caractéristiques d’une oeuvre réaliste, nous sommes obligé de connaitre à fond le mouvement littéraire réaliste qui est un domaine trop vaste.
Nous allons se focaliser seulement sur le texte réaliste, pour ensuite comprendre ses enjeux didactiques, pour cela, savoir reconnaître son histoire, les caractéristiques et les critères du roman réaliste est une démarche primordiale dans un travail de recherche, ce que nous allons montrer maintenant.

Historique :

Le roman réaliste est un genre littéraire qui a fait son apparition en France, suite à une révolution échouée, qui a engendré une confiscation de la liberté, une oppression et une surveillance attentive de la presse et l’opinion publique, le mouvement réaliste critiquait alors la société qui selon lui, est matérialiste et idéaliste, représenté par le roman romantique, les écrivains du mouvement réaliste commence à négliger la place de la religion et ils ont donné leurs plus grande importance à la science et la technique, ils ont consacré leurs temps à observer la vie quotidienne des gens, surtout la catégorie des ouvriers, les écrivains trouvent dans la vie réel des gens et dans la science une méthode, des sujets et des personnages pour leurs écrits, les premières traces du réalisme font leurs apparition avec Stendhal et Balzac qui ont introduit dans leurs roman une forme du réalisme, ils ont surpris tout le monde par leurs observations rigoureuses, systématiques et objectives, avec une extrême acuité, dès cette époque les écrivains réaliste sont considérés comme les historiens du présent.

Les critères du roman réaliste :

Toutes les œuvres réalistes sont centrées sur l’expression impersonnelle, le langage utilisé est plus objectif que subjectif, le travail d’un écrivain réaliste est de copier ce qu’il voit et ce qu’il observe, c’est pour ça on dit que les écrivains réalistes sont les plus fidèles à la méthode d’observation, les spécialistes aussi confirment que les œuvres réalistes sont par excellence la copie de la nature, « jusqu’à présent on l’appelait simplement la vérité » , Cette dernière, est un critère fondamental et essentiel dans un texte réaliste, les écrivains donne aussi une grande importance à la description, qui prend une valeur informative, car les écrits nous donnent des informations bien détaillées et bien précises et relatent des événements en décrivant toutes les circonstances et les situations relatives au thème majeur.
L’un des critères les plus significatives est l’emploi d’un vocabulaire très spécialisé, chose qui permet aux lecteurs de mieux comprendre les actions, et ce vocabulaire peut être différent d’un personnage à un autre, car chaque milieu social a son propre vocabulaire, donc la langue dans un roman réaliste peut être un signe bien précis sur l’état social et psychologique des personnages de l’histoire.
Dans le roman réaliste, les écrivains ont presque abordé tous les sujets, cassant ainsi tous les tabous de la société, amour, violence, suicide, racisme, politique et tous les malheurs de l’homme ont été des problématiques soulevées par les auteurs réalistes, et ont été abordé strictement et objectivement, c’est pourquoi les écrivains réalistes font toujours l’objet des contestations et des critiques
« Eh, monsieur un roman est un miroir qui se promène sur une grande route. Tantôt il reflète à vos yeux l’azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route. Et l’homme qui porte le miroir dans sa hotte sera par vous accusé d’être immorale »
Stendhal confirme la vision des écrivains réalistes, qui essayent de traduire et de copier la réalité telle quelle est, sans déformation et sans subjectivité, selon lui un roman est sans aucun doute le miroir naturel de la société.
Le roman réaliste porte en lui aussi une vision ou un but pédagogique, qui fait de l’œuvre une source valable pour le savoir, car avant la rédaction, l’auteur réaliste fait des recherches dans plusieurs domaines de vie, et vérifie l’exactitude de plusieurs informations qu’il doit transmettre aux lecteurs, par exemple, avant de décrire une maladie d’un personnage dans un roman, l’auteur doit étudier les symptômes de cette maladie, chose qui crée un contact émotionnel réel entre le texte et le lecteur. 
« Le paysage copié exactement pourra aussi bien même que la vue de la réalité, faire naître en nous toutes ces pensées et toutes ces émotions… »

mercredi 9 août 2017



Introduction :

Les objectifs et les enjeux de l’écriture personnelle à l’école adopte la mesure de questionner l’enseignement de ce qui apparaît comme personnelle ; voir  de considérer comme enseignable ce qui souvent se présente entant que spontané et libre. Parfois même d’aller plus loin en supposant que ce moyen d’écriture peut jouer un rôle dans l’enseignement de la langue et répondre à des enjeux encore mal définis, dans les pratiques scolaires. 

La place de l'écriture personnelle en classe de FLE

Les pratiques de l’écriture personnelle ne peut-être réduite qu’une simple expression de soi, elle vise à permettre certains apprentissages à confronter l’acquisition de savoirs divers, la provocation de l’écriture de soi peut répondre à deux grands objectifs :

Le premier objectif est d’apprendre à écrire, écrire sur soi avec des jugements de gout, ou plus écrire à partir de soi, qui fournit la matière et la manière aux scripteurs, et permet de travailler à la mise en mots, et à la mise en récit

« Tous les travaux de rédaction à l’école, du plus modeste au plus ambitieux, ont pour but de munir l’élève des moyens de l’expression écrite et de le rendre habile à s’en servir dans toutes les circonstances où il sera porté à le faire par obligation ou par goût »

L’expression écrite est l’objectif de tout apprentissage d’une langue, c’est pour ça les écrits personnels vont occuper une place particulière. Le second objectif, est d’apprendre à lire, à se construire comme sujet lisant, lire des écrits et des récits spécifiques aux élèves.

La question centrale est celle de la mise en place d’une didactique du sujet personnelle et casser les obstacles pour une exploitation formatrice de l’écriture de soi à l’école. Le rapport à l’écriture que les élèves ont construit dans leurs famille, chez eux, semble avoir conservé une valeur importante voire supérieur à celle qu’ils accordent au rapport élaboré à l’école. Les élèves distinguent les deux espaces d’écriture ; tout se passe comme si les acquis de l’apprentissage à l’école étaient déplacé hors de leurs espaces légitime, la connaissance à la maison une pratique plus agréable que celle que l’on rencontre à l’école, dans les textes et les propos des élèves, il apparait nettement que l’écriture scolaire n’est pas très appréciée.

 La notion d’écriture personnelle repose sur l’affirmation d’une identité partagée entre auteur, narrateur et personnage, le scripteur qui s’engage de manière plus au moins explicite à produire un récit de sa vie. Toutefois dans le cadre de l’école, l’élève ne s’engage pas à tenir un discours de vérité, il cherche seulement à répondre à une consigne donné, en espérant s’approcher le plus possible du modèle qui servira de référence l’ors de l’évaluation, car à l’école l’écriture est d’abord scolaire, avant d’être personnelle, c'est-à-dire qu’elle vise autre chose que le récit de soi. A l’école l’élèves s’inscrit dans un genre d’écrit, dont il respecterait les contraintes, car il faut répondre à l’attendu institutionnel, qui d’ordre langagier, c’est-à-dire prouver ces capacités à utiliser l’écrit, l’interaction entre le scripteur "élève" et le lecteur "enseignant" est de ce fait très différente à celle de l’échange dans le cas de l’écriture personnelle, puisque le but n’est pas de distraire, informer ou créer. 

Solutions possibles pour une bonne pratique de l'écriture:

La solution dans ce cas, l’élève et l’enseignant devront aller vers une éventuelle situation hors évaluation, telle que l’écriture personnelle, libre. Dans cette situation, le point de vue adopté est celui de l’écrivant plutôt que du lecteur : c’est l’intention d’écriture qui est prise en compte, c’est-à-dire la posture particulière de celui qui prend la parole en son nom, cette approche plus philosophique de l’écriture personnelle, on peut intégrer toutes les productions de soi à l’école.

L’enseignement peut solliciter le vécu des élèves, ainsi que leurs sensations, sentiments et idées pour constituer une alternative à un enseignement de la langue, en espérant que l’introduction de l’écriture personnelle dans les classes secondaire représente un véritable progrès pédagogique.

Conclusion :

Il est recommander de faire écrire mais sans s’inspirer des démarches classiques de l’institution scolaire, avec des sujets simples se rapportant à la vie personnelle "scolaire ou familiale".

La pratique personnelle de l’écriture

Plusieurs activités d’écriture personnelle sont de fait assez bien cernées par des enquêtes sociologiques. Les chercheurs donnent plus d’importance aux activités d’écriture de nos élèves. En réalité on ne sait rien des divers types d’écrits produits par les apprenants en dehors du cadre scolaire ; ces élèves leurs arrivent d’écrire hors de toutes injonctions ou contraintes professorales. 
Hors l’école, les élèves écrivent des lettres, de petites histoires, ainsi que des débuts de contes où ils expriment leurs sentiments, leurs sensations ainsi que leurs rêves et leurs ambitions. Des écrits totalement spontanés qui font recours à la mémoire affective ; ces activités scripturales travaillent le projet d’intégration de l’écriture personnelle à l’école. 
Si on parle de l’écriture personnelle, on parle bien-sûr de la liberté d’écriture à la maison qu’on ne retrouve pas à l’école, les élèves affirment qu’ils ne peuvent pas écrire tout ce qu’ils veulent, sur n’importe qui, ou sur n’importe quoi à l’école.
La liberté s’exprime, non seulement dans le choix des propos et du langage utilisé mais aussi dans la possibilité d’écrire quand on veut avec l’absence de la contrainte de temps.

De l’écriture scolaire à l’écriture personnelle


Avant de pouvoir donner forme à une remédiation, pour les élèves en difficulté d’apprentissage deF.L.E, il faut comprendre pourquoi l’écriture dans une classe est une activité qui met en souffrance les élèves. Nous pensons qu’il fallait voir au plus prés ce que se passe entre l’apprenant et l’enseignant, nous savons que le fait d’enseigner à des élèves en difficulté est une tache particulièrement difficile en raison de la spécificité de public concerné, il s’agit en effet de constituer un fondement d’un enseignement spécialisé, pour soutenir et encourager les élèves en difficulté.
Donc il faut chercher des solutions qui permettent aux élèves d’accéder à leurs propres ressources, de développer leurs potentialités pour une bonne construction des savoirs ; pour cela toutes les démarches pédagogiques et les contenus didactiques doivent contribuer à diminuer les souffrances des élèves, et nous voyons que l’écriture personnelle (extrascolaire) est la bonne solutions et le bon abri pour eux.
Les apprenants regrettent de ne pouvoir écrire ce qu’ils ont envie de dire.
Ils reconnaissent que l’école ne leur donne pas toujours l’occasion de s’exprimer sur des sujets qui les intéressent et qu’au fil de leurs scolarité. Ils sont obligés de distinguer l’écriture scolaire de l’écriture personnelle.
Les enseignants aussi, proposent toujours d’employer des méthodes souples et pratiques, afin de faire aimer l’apprentissage de français aux élèves.

Les caractéristiques de l’écriture personnelle


Liberté


Le contenu des écrits est absolument laissé à la libre appréciation de chacun, aucune censure d’aucune sorte. Seulement l’idée que l’on peut avoir du respect pour sa propre vie, ce que l’on écrit et lit n’engage que soi, on a le droit d’exprimer ce que l’on veut, aucune obligation de lire sa production, aucune évaluation, aucune démarche même pour susciter ou encourager l’effort : l’élève doit absolument sentir que vous n’attendez rien de lui, c’est ainsi qu’il trouvera sa propre motivation qui lui permettra de prendre l’initiative d’écrire dans un climat d’assurance.
En rassurant les élèves à propos de la norme orthographique (écrivez comme vous savez) en proposant des consignes qui se présentent réellement comme des invitations à écrire. 
Dans l’espace de l’écriture personnelle, l’élève se donne librement le droit de rêver, d’imaginer l’impossible, d’inventer des histoires extraordinaires.

Victoire ou défaite ?


L’écriture personnelle élimine l’évaluation des enseignant, redites toujours clairement qu’on n’est ni obligé d’écrire ni de lire les écrits des apprenants ne sont pas évaluer par les enseignants, puisque comme sont nom l’indique, les écrits sont pour soi. Les élèves en classe sont chargés de suivre littéralement les séquences d’enseignement construites par le ministère de l’éducation ou par l’enseignant lui-même, qui obéissent à des objectifs présents dans les manuelles.

Absence des contraintes de temps et de lieu :


Le scripteur peut écrire quand il veut et où il veut ; cette liberté totale lui permet donc d’écrire comme il faut, sans aucune contrainte, sans aucune obligation. Il a tout le temps pour rédiger les production, l’élimination de la consigne a libéré les élèves. Ce réel moment de liberté par où on n’impose ni lieu, ni temps.

« l’élève écrira son texte spontané, sur un coin de la table de soir ; sur ses genoux, en écoutant parler la grand-mère qui ressuscite pour lui les histoires étonnantes des temps passé....pendant les heure de travail libre que nous réservons dans notre emploi du temps ».

Ce qui signifie que c’est bien de lui-même que l’élève va parler, de sa vie, de ses motivations et de ses désirs.

I-4 L’écriture personnelle donne forme à la pensée :


On peut grâce à l’écriture personnelle, revenir en arrière et relire notre histoire, et aussi dévoiler nos sentiments, nos idées, nos rêves et nos ambitions. On peut dire aussi que sa trace écrite est initiatrice d’idées nouvelles, l’écriture personnelle autorise un travail sur la forme, mais aussi sur le fond ,c'est-à-dire le contenu, elle permet aussi un contrôle conscient de la parole, et une liberté de visualiser la pensée et la langue. Se permettre d’écrire sur des différents sujets qui concernent notre vie personnelle ou professionnelle ; le scripteur peut écrire sur une réussite ou un échec, sur un jour heureux ou malheureux, faire raconter des événements, des souvenirs, ainsi qu’ une situation, une réaction, une sensation, une décision ou un regard porté sur un avenir espéré, c’est une manière pour motiver le plaisir d’écrire sur soi.

lundi 31 juillet 2017


6 Idées essentielles pour enseigner le français en toute créativité

Parfois, nous avons de fausses idées et de fausses inspirations sur notre instruction en français.

Nous essayons toujours et sans aucun raisonnement d'enseigner l'essentiel et de suivre par cœur le programme d’étude et les manuels scolaires, notre objectif majeur est d'évaluer l'apprenant à la fin de la séquence pédagogique, et puis nous essayons de lier toutes ces pratiques à la créativité. 

Malheureusement, ce n'est vraiment pas un enseignement créatif. la créativité ne se pratique pas certainement  de cette manière, ni avec ces outils anti-pédagogique. 

Si vous voulez vraiment enseigner d'une manière créative afin d'éviter de devenir un enseignant ennuyeux, il faut revoir nos démarche, nos méthodes et nos pratiques en classe de FLE,  Cela doit être en rapport avec  ce que nous enseignons et comment nous l'enseignons, on parle pas seulement des  projets que nous incluons à la fin de l'unité scolaire ou la séquence pédagogique.

Pour atteindre notre objectif qui est la façon d'enseigner le français d'une manière créative, voici six idées clés que vous pouvez utiliser pour l'intégrer dans votre classe tout au long de l'année scolaire.

6 idées éclairantes pour enseigner le français en toute créativité

1. Enseigner à travers le jeu

Avez-vous déjà essayer d'enseigner ou de transmettre votre savoir à travers le jeu ? Imaginez que vous êtes entrain de danser, de sauter pour faire passer un message ou expliquer une notion difficile de votre cours.

Nous ne trouvons pas le temps de jouer en classe car nous suivons toujours et sans arrêt  nos fiches pédagogiques et programmes officiels.

Le jeu est amusant et gratuit. Il permet aux élèves de la classe d'apprendre le français dans un environnement facile, à faible impact et divertissant. Il crée un rapport positive avec la langue française et offre l'espace pour des idées uniques et fiables.

Mais le temps de jeu non structuré peut également se transformer rapidement en chaos. Comment pouvez-vous intégrer le jeu dans la classe de FLE sans risque de gaspiller une période nécessaire de votre leçon? Voici quelques idées pour un jeu éducatif significatif et rentable :

· Les jeux sont un excellent moyen d'encourager les élèves. Il y a plein d'excellents jeux pour la classe FLE. Et si vous ne trouvez pas exactement ce que vous recherchez, essayez d'être innovant et créez ou modifiez un jeu qui travaille votre objectif.

· Les jeux de rôles sont une une bonne façon d'encourager vos élèves. Lorsque les élèves jouent un rôle dans un dialogue ou une pièce théâtrale, ils ont la chance d'être quelqu'un d'autre et cela permet à leurs personnalités de se manifester efficacement et clairement. C'est un moyen amusant et à basse pression de faire en sorte que les élèves parlent en français naturellement.

Vous pourriez surtout envisager des activités de jeu de rôles avec les étudiants les plus âgés qui ne s'intéressent pas au «temps de jeu»,  mais qui souhaitent se détendre et s'engager avec le français gratuitement.

2. Intégrer les intérêts des élèves dans vos leçons

La curiosité est  un facteur de motivation efficace et rentable. Lorsque nous avons un intérêt pour un sujet ou une compétence particulière - lorsque nous avons un attachement ou une connexion individuelle à quelque chose que nous apprenons, nous sommes amenés à en apprendre davantage.

Vos élèves ou vos apprenants sont curieux. Ils ont des intérêts propres à eux-mêmes. Ils veulent connaître fortement  des nouvelles idées et des nouvelles notions. Encouragez-les.

Une fois, j'ai connu un élève qui pourrait nommer toutes les espèces de dinosaures connues. Il aimait beaucoup les dinosaures, et sa propre curiosité l'amène à apprendre tout ce qu'il y avait à connaître. vous avez surement ces cas d'élèves dans votre classe.

Alors profitez de la curiosité que les élèves ont déjà en notant ce qui les intéresse, de leurs questions et de ce qu'ils font pendant leur temps libre. Demandez aux élèves ce qu'ils souhaitent apprendre et prenez leurs idées au sérieux pour les exploiter dans la leçon d'apprentissage.

Ensuite, utilisez les intérêts des élèves comme une  carte géographique  ou comme un nouveau programme officiel à suivre pour enseigner ce que vous devez couvrir dans votre programme étatique. Lorsque vous fondez votre enseignement sur leurs intérêts, ils seront engagés et motivés et leur passion les amènera à la réussite qui est le but majeur qu'on veut atteindre dés le début. 

Voici quelques exemples d'idées que vous pouvez utiliser dans la salle de classe comme point de départ:

· Enseignez le vocabulaire d'un magazine ou d'un blog, les élèves aiment beaucoup la lecture dans leur temps libre.

· Demandez aux élèves de travailler sur leurs compétences dans le domaine de l'oral en jouant le rôle d'une célébrité préférée dans un  film récent ou une émission de télévision.

Mais ne vous arrêtez pas là. Donnez-leur les outils dont ils ont besoin pour poser des questions et poursuivre leurs connaissances en leur montrant comment vous le faites dans votre propre lecture, recherche ou vie quotidienne.

3. Célébrez les réalisations de l'élève

La célébration des réalisations est un excellent moyen de soutenir les succès de vos élèves, et vous devriez trouver les moyens et le temps pour faire cela.

Dans le processus d'enseignement/apprentissage de la langue française (ou de toute langue pour cette question), il est facile de voir plus de ce que vous ne connaissez pas plutôt que ce que vous faites. Lorsque vous célébrer les réalisations, vous pouvez aider les élèves à voir qu'ils progressent et se déplacent vers l'avant sur la voie de la réussite. Et lorsque vous signalez leurs succès, ils seront plus motivés pour atteindre le prochain objectif.

Le temps réservé aux  célébrations est souvent les vacances et les occasions spéciales, et ces célébrations sont une excellente occasion de faire la fête avec nos élèves.  

· Vous pouvez créer des des magazines ou des livres personnelles contenant les travaux de chacun de vos élèves et les publier pour que tous le monde puisse profiter. Vous pouvez laminer des pages et les lier ou faire votre livre en plaçant le travail des élèves dans des manches en plastique et en les compilant dans un classeur à trois anneaux.

· Vous pouvez également donner aux élèves la chance de célébrer leurs propres réalisations. Envisagez de programmer un temps régulier où les élèves peuvent partager leurs succès avec le autres en français, c'est comme une sorte de partage d'idées.

Si vous enseignez des élèves de FLE dans un pays francophone, c'est une excellente occasion pour eux de noter des moments dont ils sont trop fiers, qu'il s'agisse d'un emploi après une entrevue en français ou quelque chose d'autre.

En célébrant les réalisations de vos élèves, ils se sentiront très valorisés, soutenus et plus libres pour s'exprimer en français à l'avenir.

4. Mener des expériences en classe

Les expériences ne sont pas seulement à la disposition de la classe des sciences et techniques! Les expériences amusantes en classe peuvent être une façon passionnante et créative d'amener les élèves à parler et à penser en français. 

Laissez les élèves faire des hypothèses et avoir des résultats qui confirment ou infirment leurs prédictions. Encouragez l'utilisation de la méthode scientifique dans laquelle les élèves présentent des hypothèses, puis développent des expériences pour tester ces hypothèses afin de trouver des réponses exactes à des problématiques. Ce qui est important à souligner ici ce n'est pas l'aspect scientifique mais c'est la communication entre les élèves et la pratique réelle de la langue française.  Vous pouvez demander aux élèves d'écrire leurs hypothèses et leurs résultats en français, qui peuvent ensuite être présentés oralement à la fin de la classe.

Non seulement vous leur donnerez une pratique réelle du français, mais vous leur enseignerez des trucs et des astuces importantes sur des recherches précieuses et des compétences en réflexion critique. L'un de vos élèves qui envisage de continuer à utiliser le français à des fins académiques sera particulièrement reconnaissant.

5. Encourager la réflexion réfléchie

L'enseignement créatif ne s'arrête pas de créer de nouvelles activités et des nouvelles applications. L'enseignement créatif consiste également à encourager de nouvelles façons de penser, des idées uniques et un apprentissage axé sur les élèves , dans les nouvelles pédagogies, l'élève est le maître de son apprentissage.

Une des meilleures façons de le faire est d'encourager la pensée réfléchie, ou d'examiner et d'analyser le monde environnant et les événements passés. Pour les apprenants de français, cela signifie pouvoir apprendre de leurs erreurs et décider quels sont les objectifs à atteindre à court et à long terme, leurs habitudes de travail et leurs outils linguistiques aideront à faire preuve de fluidité.

Vous pouvez introduire la réflexion en français dans votre classe avec une activité simple mais efficace. Tout ce que vous devez faire, c'est choisir une leçon ou un projet récent de votre programme scolaire et demander aux élèves d'énumérer trois choses qui se sont bien passées et une chose qu'ils voudraient améliorer, ou une chose qui a resté dans leur esprit.

Les élèves peuvent faire cela en groupes ou individuellement en classe pendant les séquences pédagogiques ou à la fin des trimestres, avant les vacances.

Donc, par exemple, si vous avez récemment attribué un rapport de livre, vous pourriez demander aux élèves d'énumérer trois choses qu'ils ont appréciées  après la lecture de ce livre pour mettre en place leur propre rapport en présentant des idées sur le processus qui aurait pu aller mieux dans ce livre.

De cette façon, les élèves s'engagent dans le français langue étrangère tout en tenant compte de leur propre compétence linguistique, les forces et les faiblesses, ce qui est crucial dans toutes ces démarches est l'orientation pour parler couramment le français.

6. Favoriser les liens entre les élèves

À la fin de la journée, l'enseignement du français ne concerne pas vraiment les listes de vocabulaire et les exercices de grammaire. Il s'agit d'inciter les apprenants à communiquer efficacement en français. Il est important que vos méthodes d'enseignement créatives soient adaptées à cet objectif si vous voulez qu'elles aient un impact réel sur vos apprenants.

Favoriser les liens entre vos élèves est l'un des moyens les plus faciles et les plus utiles dans l'enseignement/apprentissage de la langue française. Vous pouvez contribuer pour créer un environnement de classe de soutien en vous assurant de décrocher le temps dans vos plans de cours pour le travail en groupe et l'apprentissage collaboratif.

faites travailler  les élèves avec les différents camarades de classe, en leur donnant toujours un but commun. À mesure qu'ils poursuivent leurs objectifs et les atteignent, ils développeront la compréhension et les encouragements mutuels et se soutiendront mutuellement pour atteindre l'objectif tracé par l'activité.

Cela créera un endroit sûr pour les élèves de mettre leurs compétences en français à pratiquer dans un environnement de soutien qui encourage la créativité.

De plus, rappelez-vous que la culture est toujours un facteur essentiel dans les classes de FLE. Comme tant de la culture est subconsciente, il est facile pour les élèves de différentes nations et groupes d'entrer en conflit sans même se rendre compte pourquoi.

Il est donc essentiel de faire de votre classe un endroit sûr pour que les élèves prennent des risques lorsqu'ils s'expriment en français, et vous pouvez le faire en favorisant la diversité et la compréhension entre vos élèves de la classe. Lorsque la culture est quelque chose qui peut être discuté plutôt que d'être tabou, les élèves peuvent être plus conscients que les affrontements auxquelles ils se heurtent peuvent être dus à des différences culturelles.

Enseigner la langue française de manière créative est beaucoup plus difficile que d'inclure des projets créatifs dans les méthodes d'éducation traditionnelles, mais il en vaut vraiment la peine. Lorsque nos élèves peuvent penser pour eux-mêmes et exprimer leurs pensées, se soutenir mutuellement, explorer et évaluer leurs propres idées, ils seront confiants.



Cet article examine les moyens et les outils importants pour améliorer les capacités de vos élèves à explorer, à stocker et à utiliser le vocabulaire français dans la vie quotidienne.

L'objectif général  de cette démarche est d'impliquer les élèves de manière plus autonome dans leur apprentissage de français langue étrangère, plutôt que de simplement les avoir présentés avec des listes de mots sélectionnées par l'enseignant.

· Le rôle et l’importance  de l'enseignement du vocabulaire en classe de FLE

· Comment les enseignants peuvent-ils aider leurs apprenants à explorer et utiliser le vocabulaire français dans la vie quotidienne?

· Apprentissage indépendant auto-dirigé
· Pratique formelle de la langue française
· Pratique fonctionnelle de la langue française
· Mémorisation du vocabulaire français
· Meilleure approche à suivre
· Activités pratiques en classe de FLE

1- Le rôle  et l'importance de l'enseignement du vocabulaire

Dans le contexte de l'apprentissage de la langue française comme langue étrangère, l'apprenant est forcé d'être autonome et indépendant et de faire un effort conscient pour apprendre le vocabulaire français en dehors de la classe simplement parce que l'exposition à la langue cible est limité en classe car cette exposition est soumise à des contraintes. Donc, les enseignants ne peuvent pas compter sur leur activités scolaires. Cela rend nécessaire l'enseignement explicite du vocabulaire. Cependant, le vocabulaire est notoirement difficile sinon impossible à enseigner en raison de la complexité de ses aspects linguistiques, sémantiques et psycho-cognitifs. 

2-Comment les enseignants peuvent-ils aider leurs apprenants? 

Tout d'abord, les modes de présentation du nouveau vocabulaire devraient être variés. Afin d'améliorer l'efficacité de l'apprentissage du vocabulaire (mémorisation et récupération d'éléments lexicaux), les étudiants devraient être encouragés à utiliser des stratégies d'apprentissage qui sont à leur disposition et à enseigner, implicitement ou explicitement, de nouvelles stratégies pour l'apprentissage du vocabulaire français. 

Selon des recherches menées par des pédagogues et des didacticiens français, les stratégies peuvent être divisées en quatre groupes.
Ces stratégies impliquent un apprentissage planifié, actif et motivé et une exposition à la langue française hors de la classe.  c'est à dire favoriser l'acquisition extrascolaire du vocabulaire français.

Exemples de stratégies, les stratégies peuvent être divisées en quatre groupes. Apprentissage indépendant auto-dirigé. Cette stratégies impliquent un apprentissage planifié, actif et motivé et une exposition aux langues en dehors de la classe (médias).

· Groupement de mots
· Faire des notes de vocabulaire pendant la lecture pour le plaisir / regarder la télévision
· Cartes Word / Feuilleter un dictionnaire
· Planification
· Enregistrement et écoute
· Révision régulière

Dans ce groupe, les stratégies cognitives qui incluent la manipulation directe des éléments lexicaux sont liées à des stratégies méta-cognitives qui rendent l'utilisation des cognition plus efficace. L'objectif est l'utilisation communicative du vocabulaire français dans la vie quotidienne de l'élève. 

Pratique formelle de la langue française

Cette stratégie favorise l'apprentissage systématique et la pratique du vocabulaire. L'objectif est la reproduction précise et est souvent lié aux tâches d'instruction formelle. 

Exemples de stratégies

· Grande répétition
· Dictionnaire bilingue
· activités pour tester l'acquisition du vocabulaire

Pratique fonctionnelle de la langue française

Cette stratégie est basée sur le contexte en tant que source de vocabulaire. Ils incluent également une exposition à la langue française, mais sans effort conscient (apprentissage accessoire). Ils ont également un aspect social, c'est-à-dire l'interaction. 

Exemples de stratégies

· Se souvenir des mots en regardant la télévision ou en faisant des  lectures
· Utilisation de mots connus dans des différents contextes
· la recherche  permanente des définitions de mots français
· Écouter des chansons et essayer de les  comprendre
· Utilisation de mots français dans les conversations
· Pratiquez  la langue française avec des amis et des proches.

Mémorisation des mots

Ce groupe comprend un certain nombre de stratégies de mémoire basées sur des associations linguistiques et visuelles.

Exemples de stratégies

· Utilisation d'images, d'illustrations
· Associations avec L1 (méthode cognée ou mot clé)
· À la recherche de similarités entre les mots
· Visualisation

Meilleure approche

Il n'existe pas de stratégies universellement utiles qui contribuent fortement à l'apprentissage du vocabulaire français. Les élèves utilisent un certain nombre de stratégies, souvent simultanément. L'efficacité de l'apprentissage du vocabulaire français dépend de la façon dont les élèves combinent les stratégies individuelles. Si les élèves combinent et emploient des stratégies individuelles de différents groupes, ils auront plus de succès dans le développement du lexique linguistique cible. Ainsi, la combinaison idéale serait celle des stratégies des quatre groupes.

Le professeur devrait créer des activités et des tâches (à faire à la fois en classe et hors classe) pour aider les élèves à développer leur vocabulaire et à développer des stratégies pour apprendre le français facilement. Les élèves expérimentent et évaluent et décident ensuite d'adopter ou de rejeter des méthodes et des stratégies, car les stratégies ne sont pas destinées à être prescriptives. 

Activités pratiques
Voici une sélection d'activités pratiques qui permettent aux apprenants d'utiliser des stratégies d'apprentissage du vocabulaire français. 

L'alphabet utile (apprentissage indépendant auto-initié) 
Chaque élève obtient une lettre et doit trouver 5, 10 ou 15 mots français / il pense qu'il serait utile pour eux. Ils se rapportent ensuite à la classe, peut-être comme une activité de mélange, en utilisant des cartes de mots (d'un côté, ils écrivent la lettre, d'autre part l'information sur le mot - l'orthographe, la prononciation,

Sac de mots (pratique formelle) 
Ceci permet à vos élèves d'écrire de nouveaux mots français qu'ils entendent en classe et en dehors de la classse.

Au début du terme / cours, divisez les élèves en groupes d'environ 5  élèves et donnez à chaque groupe un nombre (p. Ex. 1-6). Au début de chaque classe, donnez à chaque groupe environ 10 cartes sur lesquelles ils écrivent le nombre de leur groupe et les nouveaux mots qu'ils entendent en classe et en dehors de la classe. À la fin de chaque leçon, ils mettent leurs cartes dans le "sac à mots" et chaque 2 semaines, vous vérifiez si elles connaissent toujours ces mots et quel groupe a le plus de cartes. À la fin, il y a deux gagnants: le groupe qui a le plus de cartes et celui qui connaît plus de mots.

Surtout pour vous (pratique fonctionnelle) 
L'enseignant prépare une liste de mots français. Chaque élève obtient un mot qui est préparé spécialement pour lui ou elle. L'astuce consiste en ce que chaque élève obtient un mot dont la lettre initiale est identique à celle du premier prénom de l'élève, par exemple, Linda devient livre. Chaque étudiant doit le consulter dans le dictionnaire pendant la classe et, après quelques minutes il faut faire un rapport à la classe. Par exemple: «Je suis le livre et je suis... Cela signifie que je suis ... (définition du livre) ...». 

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